Reflets urbains

 

Mon travail sur les reflets urbains est né en 2005 d’une histoire d’amour entre Berlin et moi. L’architecture de cette ville à l’avant garde, contrastant avec les restes du passé, ainsi que son fourmillement culturel, ont forgé mon regard. Je percevais cette ville comme le phoenix renaissant de ses cendres. L’idée du reflet me semblait importante, celui-ci déformait une réalité quotidienne en la nimbant d’un flou poétique. Je découvrais dans ces reflets urbains, des images, des détails, qui échappent souvent au regard du citadin lui-même et qui, par le jeu de la lumière deviennent poèmes et montent comme une ode vers le ciel. Ensuite, même coup de cœur pour Barcelone qui a suivi Berlin. On remarque le changement de lumière, nord – sud, quand on contemple les toiles issues des 2 villes. La vie trépidante et chaude d’une ville méditerranéenne avec l’empreinte de Gaudi.

Paris suit Barcelone, avec des œuvres-reflets de la ville lumière, la Villette d’un côté avec sa Cité des Sciences et sa Géode et de l’autre le quartier de la Défense avec ses tours de verre. Mais ces 2 sites ne sont de loin pas exhaustifs et mon Paris est encore en devenir avec des toiles de commande.

Parallèlement à Paris un séjour à Venise a fait naître 4 toiles, bien que les reflets soient plus difficiles à cerner dans les palais vénitiens. Là encore la lumière du lieu donne cette aura incomparable à l’ambiance vénitienne.

Genève, La cité de Calvin montre sa cathédrale St-Pierre, déformée dans une vitre d’un café voisin dont les montants forment une croix lourde de sens, ou encore la Tour du Molard se mirant dans la forme noire d’un mannequin d’une vitrine de mode proche. Les Forces Motrices, autre lieu mythique de Genève, jouxtent des tags, symboles de notre temps, grâce aux reflets d’une porte vitrée.

Montreux a également étalé la beauté de ses bâtiments 1900 reflétés dans les verrières énormes du Stravinsky Hall. Une de ces toiles fait d’ailleurs partie des collections de la ville.